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Time for Grief-Un temps pour le Deuil

Le deuil en essence dans son acceptation dans les processus offerts par la Communication Nonviolente, n’est pas une vision philosophique de la vie, ou une vue de l’esprit.

C’est une pratique précise, incarnée dans un mouvement d’ouverture à soi même, et à la vie qui nous traverse, sachant que ce mouvement, soi même, et la vie ne font qu'un.

Une posture d'accueil​

Cette pratique est précise surtout dans la posture qui en est la clé de voûte. C’est une posture d’accueil, de présence à soi, à ce vivant, abordé avec ouverture et curiosité, comme un explorateur qui découvre un autre pays.

Si je crois déjà savoir qui je suis, où même si je crois déjà connaître ce qui me traverse, alors c’est que, ce que je « rencontre », n’est que l’image « mémographique » projetée dans mon esprit, de ce que je crois être, une image construite et résultant de la somme de toutes les expériences vécues jusqu‘à ce moment présent précis, définissant mon « identité »

Cette image n’a rien a voir avec la fraîcheur incandescente du vivant qui se manifeste à chaque instant. Elle peut être pratique est rassurante, et nous pouvons la remercier pour cela. L’incandescence du réel, en revanche, est tout autre.

Ainsi dans la pratique du deuil effectuée en Communication Non Violente, cela ne me demande pas moins que l’audace, la bravoure et l’honnêteté de faire face à cette incandescence, dit autrement : de faire face en réalité à nous même.

Ce nous même qui appel parfois depuis si longtemps, et dans certaines vies humaines, jamais rencontré.

Le Coeur Authentique de la Tristesse

coeur authentic et brillant

En voici donc la gageure et la teneur. Ni plus ni moins. Un espace oh combien sacré, qui est pourtant facilement accessible, si l’on s’en donne (1) la peine et (2) qu’on l’aborde avec un coeur authentique, dans certaines traditions de sagesse, on l’appelle le Coeur Authentique de la tristesse.

Une tristesse qui, pour reprendre les mots de Marshall Rosenberg, modélisateur de la Communication Non Violente, est une douce tristesse. A « sweet pain »

Il existe alors une dimension de réjouissance dans cette tristesse, c’est une tristesse qui n’est pas triste. Elle contient déjà en germe un élément de célébration. La célébration de la transformation future. Ce qui peut être pleinement accueillit, peut alors se transformer, et être réintégré dans le courant de notre être. Ce que l’on goutte alors, c’est un sentiment d’unité, de réconciliation avec soi même.

Même si le mouvement intérieur pour réaliser cette pratique est relativement simple, il n’en demeure pas moins qu’il demande de l’entraînement, tellement ce mouvement va complètement à l’encontre de notre héritage éducatif, culturel, et une partie de notre histoire personnelle vécue en mode pilotage automatique.

La liberté du naturel

Il n’en demeure pas moins également, qu’une fois cette posture cultivée et cette pratique intégrée, elle nous permet de goutter un sentiment de liberté inégalé : en effet si je suis libre de la souffrance du deuil, que je n’y résiste plus, mais qu’au contraire j’y vois une opportunité de rencontre authentique avec moi même et la vie qui me traverse, alors le changement de paradigme est un retournement complet. Ne plus fuir la douleur et la souffrance, c’est arrêter de créer de la « douleur inutile », de rajouter de la résistance sur un processus qui est pourtant organique. Par organique j’entends, fluide, spontané, naturel. Il nous est demandé de permettre simplement à ce naturel de reprendre sa place.

A ce stade il est difficile de ne pas faire un parallèle avec la société dans laquelle nous vivons et sa relation ( ou absence de relation) à la Nature, et de la difficulté à préserver son intégrité.

Celle ci étant pourtant indissociable de ce que nous sommes intimement.

Parenthèse fermée , voici concrètement qu’elle en est la pratique essentielle :

Un entraînement de l'esprit

Dans ce processus de la Communication Nonviolente, ce qu’on appel deuil est la capacité de (1) reconnaître et (2) d’accueillir ce qu’on appel un besoin en manque ( on non nourrit), (3) de permettre à la douleur de ce besoin d’être là, (4)sans essayer de changer quoi que ce soit à sa réalité, de respirer avec, en contemplant de maniére active la transformation qui s’opère, quand je suis en pleine et simple présence avec.

A ce stade, on peut noter toutes les compétences nécessaire pour réaliser ce travail interne :

Qualité de présence, compétence à « rester avec », rapport de non résistance à la douleur, et donc quelle est la vision que j’entretiens vis à vis d’elle ? Est ce mon ennemi ? Ou est elle mon alliée ?

Toute pratique qui permet de développer l’une ou l’autre de ces compétences de manière authentique est une pratique qui est au service de ce processus. Le reste n’est que vue de l’esprit.

Ainsi c’est que je me propose de soutenir dans vos processus, en accompagnement individuel ou en atelier de groupe, proposer des moyens qui permettent de cultiver cette posture, goutter alors une authentique libération par rapport à cela, et une véritable autonomie, indissociable de ce sentiment de liberté.

penombre-et-lumiere-shadow-and-light-sortir-de-la-noirceur

Bienvenu dans vos mondes intérieurs, où l’ombre, la beauté et la lumière se mélangent pour ne faire qu’unes : la Vie dans sa magie, ou pénombre et brillance se côtoient.

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